Edi Dominique Dubien

Un printemps silencieux

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Bande argentée dormante
avec un carré rouge un autre noir et blanc
blanc et rouge
en haut argent et noir

Je veux être libre comme hier , emmène moi voir le roi des oiseaux , je veux une paire d’ailes et savoir siffler , qu’il me rende les yeux bleus , vert , rouge ,
Donne moi un nom ,apprend moi , envole moi .

je synthétise ma mélancolie qui déborde de ma trompette magique ,
j’aime par dessus tout ordre
je me laisse distraire parfois le soir par temps clair
parfois tout s’annule , tout recule ,
l’impuissance et la peur ne m’empêcheront pas d’aller plus haut
Loin des bêtes galeuses des ragots et des cons je m’étends dans le ciel
laissant flotter mon corps parmi les oiseaux sauvagement libres

je veux mourir comme un chien errant
sans collier je garderai ma fourrure
sans maitre je pisserai contre les voitures

qu’on me pardonne moi semblable a vous même

a moi la vie tout a moi

Enfant soit patient , lorsque ta liberté se déchainera , lorsque notre expression opprimé s’échappera de nos corps
nous irons vers le vent du nord librement .

J’ai rencontré un inconnu qui a vécu libre dans un monde sans peur

Préfères tu être la pierre la feuille ou le caillou ?

Chien de rien
chien tu me tiens
chien d’amour
chien de toujours
chien , chien chien
tient tient tiens
un amour de rien

do re mi fa sol la si do
si tu voulais on tournerai le do

et toi ? qui n’est jamais devenu mais qui a toujours été

Rappel toi père , je te vois sourire encore
Rappel toi voisin ,
rappel toi tueur ,
quant tout petit on vous caressait le front
Rappelez vous vite

je veux être la nature

Hier dans la rue j’ai croisé le bonheur ,
hier mon amour je t’ai trompé
hier mon amour je t’ai trompé avec le printemps

je ne suis fait pour personne

J’ai dans la tête un réchaud
ou je me fais cuir des oeufs
pas normaux
comme il n’en existe pas
des oeufs
comme ils disent les salauds

L’attention c’est le remède

je te demande pardon , pardon , pardon , pardon , pardon , pardon , pardon

Le choix des enfants
les voix se font plus claires
personne n’y vient facilement a bout
Ils veulent dire
ils sont obligé
ils veulent dire je t’aime
attacher soumis impuissant
cela signifie quelque chose
écoute l’immensité

tourne la tête
retourne l’envi
détourne le coeur

vous ne pouvez jamais faire fausse route

cela m’est de nouveau apparu

Exilés plus courageux que moi

Malade , fous , rois , pantins , ventriloques
voici le temps d’aimer
a vos poumons ardents

Faire revenir le large
l’eau enivrante
plus rien n’est divisé

je ne suis pas beau
je suis tout petit
je me fais écraser par tout le monde
je suis minable

ce sera toujours le premier jour
Il y a bien longtemps

Changer de coeur comme de chemises
coeur rouillé
jour mouillé
petite goute de douleur
faire couler les yeux et les verser devant moi
vive ce qui déborde !
l’eau déglacée
poisson rouge dans un bocal d’argent
lumière obscure que j’apprivoise que j’entends
Orteil dressé

point de chute
point virgule
point de mire
majeure
défini
magicien et tambour
au coeur
point de coté
dans l’estomac de l’oeil
j’écrirai dans la camion

je suis liquide et air
pierre terre
je suis l’extrême
je suis le néant , la vie
je suis l’équilibre et la justesse parfaite
l’impossibilité
je me trouve la
au bout de mon doigt
la au bout des choses
de mon corps
au bout de mon doigt
je suis au bout de cette branche
au bout du brin d’herbe
au bout de ce dernier souffle de cette tempête
je me trouve la
je suis un homme abouti
je suis la et nul part
apart apparent transparent
apparence appartenir disparaitre

Porter le monde comme des miraculés

un homme
impossible possible

un sex insociable

des mots , il me faut des mots
il me reste des gestes

je désignerai du doigt l’enfant le prince l’immense
le pur l’obscure

tiens une lettre le facteur
je m’assois j’ouvre
je m’étonne , j’abandonne

touche moi la main
embrasse moi la bouche
pique moi le coeur
caresse moi la joue

je suis le petit garçon sans nom
j’ai un petit chien
voilà maintenant 12 ans que je te cherche
mon chien je le fais rouler sur mon coeur

vous voulez du bonheur ?
bien commencez a m’en donner

je vais demander a la lampe d’aladin

Parce que l’enfant entend qu’il s’arme

vos chiens sont des torchons qui essuient vos fessiers

je pue et je vous emmerde tous c’est ça la vie d’un clochard cest ça la vie d’un batard

au bout de mon doigt je désigne une image

Pourquoi tu l’as écrasé contre la vitre ?
tu t’es même pas demandé pourquoi tu faisais ca ?
tu as tout oublié , et tu voudrais que j’oublie ça ?

je vais vendre mon âme au paradis

il en reste assez pour nous , il en reste assez , il en reste assez , il en reste assez

viens

je t’attends

je n’ai attendu que toi , je t’ai cherché partout , maintenant que je me suis trouvé je sais que tu vas venir .

Texte écrit a 13 ans