Edi Dubien

Un printemps silencieux

IMG/mp3/31.10.2013.mp3

Bande argentée dormante
avec un carré rouge un autre noir et blanc
blanc et rouge
en haut argent et noir

Je veux être libre comme hier , emmène moi voir le roi des oiseaux , je veux une paire d’ailes et savoir siffler , qu’il me rende les yeux bleus , vert , rouge ,
Donne moi un nom ,apprend moi , envole moi .

je synthétise ma mélancolie qui déborde de ma trompette magique ,
j’aime par dessus tout ordre
je me laisse distraire parfois
parfois tout s’annule , tout recule ,
l’impuissance et la peur ne m’empêcheront pas d’aller plus haut
Loin des bêtes galeuses des ragots et des cons je m’étends dans le ciel
laissant flotter mon corps parmi les oiseaux sauvagement libres

je veux mourir comme un chien errant
sans collier je garderai ma fourrure
sans maitre je pisserai contre les voitures

a moi la vie tout a moi

Enfant soit patient , lorsque ta liberté se déchainera , lorsque notre expression opprimé s’échappera de nos corps
nous irons vers le vent

J’ai rencontré un inconnu qui a vécu libre dans un monde sans peur

je veux être la nature

L’attention c’est le remède

Le choix des enfants
les voix se font plus claires
personne n’y vient facilement a bout
Ils veulent dire
ils sont obligé
ils veulent dire je t’aime
attacher soumis impuissant
cela signifie quelque chose
écoute l’immensité

vous ne pouvez jamais faire fausse route

Exilés plus courageux

voici le temps d’aimer

Faire revenir le large
l’eau enivrante

faire couler les yeux et les verser devant moi
vive ce qui déborde !
l’eau déglacée

magicien et tambour
au coeur
point de coté
dans l’estomac de l’oeil
j’écrirai dans la camion

je suis liquide et air
pierre terre
je suis l’extrême
je suis le néant , la vie
je suis l’équilibre et la justesse parfaite
l’impossibilité
je me trouve la
au bout de mon doigt
la au bout des choses
de mon corps
au bout de mon doigt
je suis au bout de cette branche
au bout du brin d’herbe
au bout de ce dernier souffle de cette tempête
je me trouve la
je suis un homme abouti
je suis la et nul part
apart apparent transparent
apparence appartenir disparaitre

Porter le monde comme des miraculés

un sex insociable

des mots , il me faut des mots
il me reste des gestes

je désignerai du doigt l’enfant le prince l’immense
le pur l’obscure

touche moi la main
embrasse moi la bouche
pique moi le coeur
caresse moi la joue

Parce que l’enfant entend qu’il s’arme

vos chiens sont des torchons qui essuient vos fessiers

je pue et je vous emmerde tous c’est ça la vie d’un clochard cest ça la vie d’un batard

au bout de mon doigt je désigne une image

viens

je t’attends

je n’ai attendu que toi , je t’ai cherché partout , maintenant que je me suis trouvé je sais que tu vas venir .