Edi Dubien

Un printemps silencieux

Bande argentée dormante
avec un carré rouge un autre noir et blanc
blanc et rouge
en haut argent et noir

Les extensions sont la matérialisation de la conscience d’un être envers son corps, la réalité du corps c’est la conscience

je me laisse distraire ,
parfois tout s’annule , tout recule ,
Il y a toujours une échappée dans mon travail, une échappée comme les fonds blancs, parfois je ferme les passages, je ne fais qu’un avec l’espace qui m’entoure.

je veux mourir comme un chien errant
sans collier je garderai ma fourrure
sans maitre je pisserai contre les voitures

je veux être la nature

L’attention c’est le remède

Le choix des enfants

Exilés plus courageux

Faire
revenir
le large
l’eau enivrante

faire couler les yeux et les verser devant moi
vive ce qui déborde
l’eau déglacée

je suis liquide et air
pierre terre
je suis l’extrême
je suis le néant , la vie
je suis l’équilibre et la justesse parfaite
l’impossibilité
je me trouve la
au bout de mon doigt
la au bout des choses
de mon corps
au bout de mon doigt
je suis au bout de cette branche
au bout du brin d’herbe
au bout de ce dernier souffle de cette tempête
je me trouve la
je suis un homme abouti
je suis la et nul part

Parce que l’enfant entend qu’il s’arme

au bout de mon doigt je désigne une image

je t’attends